Randonnée dans le massif du Dévoluy, la traversée par le Pic de Bure

le pic de Bure, Dévoluy

Le Pic de Bure est le sommet principal du plateau du massif du Dévoluy, et culmine à 2709 mètres d’altitude. Il est situé au Sud du département des Hautes-Alpes et domine la ville de Gap. Massif au carrefour du Trièves, de l’Isère, de la Drome et des Hautes Alpes, il est connu pour ses grandes parois calcaires et verticales sur plus de 600 mètres et qui ont attiré les plus grands grimpeurs, comme Demaison. Aussi connu internationalement pour les découvertes faites par les 6 coupoles de l’observatoire astronomique, le site est en travaux d’agrandissement.

Ce massif isolé et pas facile d’accès, offre de belles randos et me voici partie sur le chemin le plus connu : la rando du Pic de Bure. Cette randonnée peut se faire depuis le Nord par la station de Superdévoluy, ou par le Sud au-dessus de La Roche-des-Arnauds ou se faire en traversée avec une navette en voiture. La traversée fait environ 19 kilomètres, pour 1300 mètres de dénivelé, soit plus de 8h de marche.

Itinéraire de la rando : je pars à pied depuis la Station de Superdévoluy pour ce grand sommet mythique, en direction du Clot de Milloux et de la Combe de Corne (1550m), puis je monte sur une courte durée par les pistes de ski, pour prendre à Gauche en direction du carrefour des Têtes rondes (1714m). Cette première partie est sous le couvert de la forêt avec peu de lumière tôt le matin.

En sortant de la forêt, je pars en direction des grandes falaises du Pic de Bure, par le vallon sous Têtes rondes et le sommet de la Corne, afin de rejoindre la combe Ratin à 2050 mètres d’altitude. Voici le panorama grandiose de la combe Ratin qui permet d’accéder au plateau et vous pouvez le découvrir avec ce lien.

Je continuer cette longue montée, avec un fort vent de face, au milieu des pierriers de la combe Ratin en direction de l’observatoire et de l’arrivée du téléphérique. Ce dernier ne fonctionne que pour ravitailler le chantier de construction des antennes astronomiques.

Presque arrivée au plateau, je suis dans un brouillard épais et je perds le chemin en arrivant au chantier de construction de six nouvelles coupoles pour l’observatoire. Et je ne voie pas non plus les coupoles existantes… effrayée par le bruit des engins et la peur qu’ils ne me voient pas.

Je longe la corde qui délimite le chantier en travaux et j’écoute le bruit des engins monstrueux qui rugissent et apparaissent dans le brouillard.  Apres plus de 500 mètres, qui me paraissent tellement plus long, dans ce désert aride de pierre où je ne croise qu’un lapin effrayé par le bruit des machines… Par moment, j’entrevoie le grand plateau rocailleux, ponctué de petits massifs en fleur dans ces espaces désertique.

J’arrive au carrefour de la Combe d’Arouze à 2512 m et j’attaque la montée finale pour le pic de Bure, avec quelques coussins de rocaille pour animer cette montée dans le brouillard. Vous pouvez découvrir le sommet du Pic de Bure par ce lien.

Au sommet, je rencontre Françoise, Christelle, Nathalie et Francis qui font partie du club de randonnée CSA de Gap, ils me proposent de faire la traversée du massif avec eux, en descendant par la Combe D’Arouze et donc me ramener à mon point de départ en voiture par la suite.

Nous redescendons au carrefour avec la chance d’avoir une petite éclaircie, entre les langues de brouillard, qui me permet d’admirer la station de Super Dévoluy avec le massif des Ecrins d’un côté et la descente sur le massif de Ceüse de l’autre.

La première partie de la descente se fait dans les grands pierriers de ce massif avec quelques petits bouquets de fleurs… du calcaire, des pierres qui roulent, nous demandent notre concentration même si nous ne sommes plus dans le brouillard !

Nous faisons une pause déjeuner sur un petit plateau herbeux de La Selle à 2510 mètres, où l’on peut se rafraîchir avec la source descendant de la Combe de mai dont je peu admirer les jeux d’ombre et de lumière sur le pierrier.

La descente continue avec des passages en forêt avant de rejoindre le Parking des Sauvas à 1362 mètres d’altitude.

Merci encore à ces amis du jour qui m’ont permis de faire la traversée de ce massif unique avec ce haut plateau désertique et me donne envie de revenir afin de profiter du point de vue de ce lieux mythique.

N’hésitez pas à passer quelques jours dans la région pour découvrir  Saint Etienne dans le Dévoluy et randonner pour le Vieux Chaillol, le sommet des Queyrels ou pour le tour du Mont Aiguille et poursuivre par le lac du Monteynard et les passerelles himalayennes,  les Aiguilles de Chabrières ou le lac de Serre-Ponçon.

Merci pour la lecture de mon blog ! Texte et photos ©COQ Catherine

Haut plateau du massif du Devoluy

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