Découverte de Saint Bonnet et les incontournables de la vallée du Champsaur

Vallée du Drac et bocage du Champsaur

Située au Sud des hauts sommets du Parc National des Ecrins et au cœur du département des Hautes-Alpes, la vallée du Champsaur est la partie haute de la rivière du Drac, qui poursuit ensuite vers le Nord, l’Isère et Grenoble. C’est l’une des rares vallées du département, tout comme pour le massif du Dévoluy à l’Ouest, qui ne rejoint pas la Durance toute proche et la ville de Gap.

Cette région, où se rencontrent le Drac noir venant d’Orcières et le Drac Blanc venant de la vallée de Champoléon, est plus influencée par le climat de l’Isère que par la douceur de la vallée de la Durance, ce qui favorisa le développement agricole ainsi que de stations de ski.

Cette belle vallée, est très attractive avec des stations de ski telles Orcières Merlette ou Chaillol, et offre de belles randonnées en haute montagne avec pour grand sommet, le Vieux Chaillol, culminant à 3163 mètres d’altitude, situé dans le Parc National des Ecrins.

C’est aussi la région de Paca où l’on produit le plus de lait, avec une grande production de fromages. Cette belle vallée agricole est l’un des rares bocages conservés en Europe, qui se compose de petites parcelles agricoles séparées par des haies, des canaux et des chemins.

L’économie du Champsaur, est donc basée sur le tourisme, l’industries du bois, l’agriculture et l’élevage, le tout favorisé par de nombreux canaux d’irrigation et même la ville de Gap est alimentée par les eaux du Champsaur !

Je vous invite à venir découvrir Saint Bonnet en Champsaur avec ses ruelles moyenâgeuses, des villages qui ont gardés leur authenticité avec un patrimoine architectural de montagne et pourquoi pas poursuivre par de la randonnée ou du ski ! Sans oublier ses spécialités culinaires très connues, les tourtons du Champsaur ou les ravioles qui se mangent accompagnées de miel ou de confiture !

Je commence ma visite par, Saint Bonnet en Champsaur, qui est à environ 1000 mètres d’altitude et c’est plus gros Bourg de la vallée avec 2000 habitants. Situé sur les voies historiques de communication entre la Provence, l’Italie et Grenoble, des moines s’y installèrent dès le XIIe siècle, puis un bourg défensif s’est développé autour.

On devine les restes d’un mur d’enceinte du bourg moyenâgeux et auto-défensif avec des ruelles étroites qui s’enroulent autour de la place principale. C’est aussi là que se faisaient les marchés une fois par semaine ainsi que les foires commerçantes de la région, qui permettaient aux habitants des montagnes de vendre leurs produits dans la vallée.

La région subit les guerres de religions au XVIe siècle, mais aussi le pillage des armées du Duc de Savoie en 1692 et le calme revenu, les fortifications furent détruites au XVIIIe siècle afin de permettre au bourg de se développer.

Ce fut aussi une étape pour Napoléon, lors de son retour de l’ile d’Elbe en 1815, et il remercia les Hauts-Alpins en faisant un don afin d’élever les refuges aux principaux cols de la région, d’où les noms des refuges Napoléon !

La fin du XVIIIe siècle est le debout de grandes vagues d’émigration vers le nouveau monde ou l’Afrique du Nord et des familles partirent chercher fortune ailleurs. Aujourd’hui le tourisme et la proximité de la ville de Gap, offrent de nouveaux débouchés aux habitants.

LA VISITE : Je déambule dans les rues médiévales du village, datant du XVI au XVIIIe siècle et je passe par les ruelles étroites, les « andones », afin de rejoindre les places historiques. 

J’arrive à la place des Halle du XIXe siècle, avec une magnifique charpente en châtaignier qui servait à abriter de la pluie, les charrettes pleines de céréales des marchands. En face, c’est la maison de la Tour datant du XVIe, le rdc abrite des pièces voutées et la tour abrite l’escalier à vis qui permettait d’accéder aux étages.

Derrière, je rejoins la place aux herbes où l’on vendait les plantes et verdures, avec la remarquable maison sur voutes (les Tounes). Ces arcades servaient aussi d’écuries et de parking pour voitures aujourd’hui !

Puis je descends vers l’église paroissiale de Saint Claude, dont une partie date du XIIe siècle mais fut reconstruite au XIXe siècle, ayant subi les guerres de religions et autres aléas de l’histoire. Elle abritait également les pénitents noirs.

J’arrive plus bas pour admirer une fresque réalisée par Lionel Ferrero, qui nous rappelle que c’était la maison de Lesdiguières qui est représenté sortant de sa demeure. Je remonte pour la place Chevreril (celle où l’on vendait des chèvres) qui est aujourd’hui la place centrale de St Bonnet. La fontaine est décorée du buste de Lesdiguières, enfant du pays, et il autorisa l’installation d’un point d’eau sur cette place dès le XVIe siècle. Et je me laisse allez au charme de ces belles ruelles.

Puis, je prends ma voiture pour découvrir la vallée, avec le village de Saint Julien en Champsaur dont l’église domine le bocage et plus loin, j’arrive à Orcières.

Orcières : en bas c’est le vieux village avec une très grande église qui est fermée et quelques épingles permettent d’atteindre la station de ski de Orcières Merlette à 1850 mètres d’altitude. C’est ici que l’un des derniers ours des Alpes aurait été tué en 1895 (d’où vient le nom de Orcières) … dans cette vallée où cohabitaient l’homme avec les ours. Je continue de remonter la vallée et j’arrive à Prapic.

Prapic :  sur la commune d’Orcières, ce hameau est situé à 1560 mètres d’altitude. Ce petit bout du monde est le dernier village de la vallée avant les alpages et il a gardé toute son authenticité. Je me promène dans ses ruelles en pavés de pierre avec de grandes fermes en pierre dont les pignons sont fermés par des branchages ou de l’osier tressé afin de laisser circuler l’air et de permettre le séchage et l’aération du foin. Ce village a une église et son ancienne école ainsi qu’un vieux four communal. C’est ici que l’on se retrouve pour la cuisson des fournées collectives de pains, de tourtes et autres spécialités.

L’un des incontournables de la vallée du Champsaur, est la chapelle des pépètes, que je ne tarde pas à trouver !

Chapelle des pépètes : construite en 1740, cette étonnante chapelle des pépètes (ou des poupées) est consacrée à Saint Grégoire qui est le protecteur de la sauvegarde des âmes du purgatoire. Petite chapelle, mais elle offre des décors en façade très atypiques avec des représentations de poupées dont on ne connaît pas les influences…. J’adore cette façade naïve.

Puis je reprends ma voiture afin de découvrir un autre fond de vallée avec le hameau de Molines en Champsaur.

Molines en Champsaur, dernier village de la vallée de Séveraissette, il est situé au pied du Vieux Chaillol dans une vallée très encaissée dont les eaux de la rivière peuvent se déchainer…. Ce village est connu car il abritait plus de 200 maquisards durant la Seconde Guerre Mondiale. Aujourd’hui départ de randonnée, il attire de nombreux promeneurs en quête d’espaces sauvages…

En fin de journée, je décide de faire une pause afin de me restaurer…. Et pour de la nourriture rapide et à emporter, le tourton, petit chausson salé ou sucré, reste le Maitre incontestable de la région ! Bon appétit et merci Agnès pour la dégustation.

N’hésitez pas à passer quelques jours dans la région du Champsaur pour  au sommet du Vieux Chaillol, au Pic Queyrel, pour le pic de Bure, ou pour le tour du Mont Aiguille et poursuivre par le lac du Monteynard et les passerelles himalayennes,  les Aiguilles de Chabrières et  Saint Etienne dans le Dévoluy ou le lac de Serre-Ponçon.

Merci pour la lecture de mon blog ! Texte et photos ©COQ Catherine

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