Rando au blockhaus de la Lausette, ouvrage de surveillance sur les hauteurs de Cervières.

Fort de la Lausette

Petit ouvrage fortifié, nommé le blockhaus de la Lausette ou de la Lauzette, il est situé à 2339 mètres d’altitude, sur la commune de Cervières dans les Hautes Alpes. Il domine Briançon, la vallée de Cerveyrette menant au col de l’Izoard, l’ouvrage des Aîttes en contrebas et c’est aussi un poste avancé pour le fort de la Maye afin de fermer la frontière avec l’Italie.

Cet ouvrage date de la fin du XIXe siècle et complète la ceinture fortifiée afin de protéger la ville de Briançon, avec les forts détachés de la Croix de Bretagne, de l’Infernet, de l’Olive et du Gondrans. La mission de ce blockhaus est d’occuper un point haut pour que l’ennemi ne s’y installe pas et il fonctionne avec les casernements à 2250 mètres d’altitude. Il fut par la suite, intégré à la ligne Maginot avec l’installation de mortiers autour des casernements du bas.  

La particularité de cet ouvrage est d’être les yeux pour les autres forts, c’est à dire un observatoire car il bénéficie d’une vue dégagée, ce qui lui a valu de recevoir quelques tirs d’obus ennemis. De plus, ce petit ouvrage vaut le détour pour le panorama qu’il offre sur les environs et pour son architecture, avec sa couverture qui est posée sur des poutres métalliques qui sont soutenues par de remarquables colonnes métalliques elles aussi !

Itinéraire en randonnée pour accéder au Fort : On y accède depuis Briançon sur la route du col de l’Izoard, je me gare à la sortie du village du Laus à 1778 mètres d’altitude et commence à monter à pied. Emilie m’accompagne pour cette journée d’environ 600 mètres de dénivelé pour 8km en aller/retour soit 3h30 de marche sans les pauses.

Le sentier débute dans la forêt avec de nombreux framboisiers qui nous tendent leurs fruits mûrs ! Puis la forêt laisse place à un pierrier qui devient de plus en plus raide et je continue sur ce chemin jusqu’à atteindre une source dans une clairière.

Je continue sur ce chemin pour rejoindre le chemin arrivant de l’Izoard et je prends sur la droite afin de rejoindre les casernements à 2250 mètres d’altitude.

Je prends le temps de déambuler au milieu de cet ancien camp militaire, qui pouvaient accueillir environs 65 hommes. Il se compose de 4 baraquements pour les hommes, de deux abris pour les munitions, de batteries d’artillerie, d’une citerne d’eau, d’une boulangerie qui fournissait aussi les rations de pain pour le blockhaus du haut et de deux magasins à poudre qui sont creusés dans la falaise. Pour les latrines, je découvre des édicules à système Goux en contrebas qui sont remarquablement, en bon état et c’est ce qui était mis en place, afin de donner plus de confort, aux vieux forts, pour les moderniser lors de la seconde Guerre Mondiale.

Il était relié par le télégraphe avec Cervières ainsi qu’avec le blockhaus du haut et il est équipé d’une communication optique avec le Fort l’Infernet. Au fort de la guerre, des plateformes accueillaient 4 canons de 75mm, 6 de 120mm ainsi que 2 mortiers de 150mm et on peut toujours voir les sous sellettes qui accueillaient ces canons.

Aujourd’hui, ce camp est en mauvais état car c’est ici qu’était l’artillerie, et il a reçu de nombreux obus dont on peut encore observer des traces.

Pour rejoindre le blockhaus sommital, je continue sur la piste qui part sur la Gauche et continue jusqu’au fort. Il se noie dans le paysage avec de nombreux pins cembros qui poussent sur sa toiture.

Cet ouvrage d’infanterie pouvait accueillir 50 hommes et ne possède que des meurtrières, on ne pouvait dons pas y installer de canon ! C’est un bâtiment de 15m X 18,5m, sur un seul niveau avec 2 petits bastions (ou caponnières) vers le Nord et une couverture de béton surmontée de pierre et de terre afin d’absorber la puissance des obus.

Je pénètre dans le blockhaus en marchant sur la passerelle rabattable qui permettait de fermer l’accès au fort si besoin, et une fois à l’intérieur je découvre deux grands dortoirs, la cuisine avec son puit et les latrines dans une caponnière !  Je suis ébahie par les colonnes métalliques qui supportent les poutres métalliques et elle-même la lourde toiture. C’est le premier édifice de ce type que je visite, l’extérieur est beau et l’intérieur encore plus !

De retour à l’extérieur, je profite du panorama sur le massif des Ecrins, puis sur le fort de l’Infernet, celui du Janus, la montagne du Chenaillet, le Pic de Rochebrune et le col de l’Izoard.

Nous redescendons par le même chemin, face au Pic de Rochebrune et me laissant rêver de partir à la découverte des autres forts de ce complexe incroyable, qui est aujourd’hui classé à l’UNESCO !

Venez passer quelques jours dans le département des Hautes-Alpes pour découvrir la région en randonnées que ce soit pour le volcan du Chenaillet ou pour le fort de la Croix de Bretagne et le blockhaus de la Grande Maye, Le fort du Chaberton,  le fort du Janus ou les forts de l’Olive ou de Lenlon, le fort de l’Infernet, mais aussi afin de visiter la ville de Briançon ou la forteresse de Mont Dauphin ou découvrir la ville de Embrun.

Merci pour la lecture de mon blog ! Texte et photos ©COQ Catherine

Fort de la Lausette

2 commentaires sur “Rando au blockhaus de la Lausette, ouvrage de surveillance sur les hauteurs de Cervières.

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