Balade dans la Reserve Ornithologique du Pont de Gau et aux Saintes-Maries-de-La-Mer.

Reserve Ornitologique de Pont de Gau

Au cœur du delta du Rhône, la Réserve Ornithologique du Pont de Gau est située entre Arles et Les Saintes-Maries-de-la-Mer, dans le département des Bouches du Rhône en région Provence-Alpes-Côte-D’azur. Cette journée découverte de la petite Camargue, est une immersion dans les zones humides et marécageuse afin d’admirer de nombreux oiseaux dont les flamants roses et pour la fin de journée, la route nous mènera aux Saintes-Maries-de-la Mer, petite capitale de la Camargue.

En route pour la Réserve Ornithologique du Pont de Gau, lieu idéal pour photographier de nombreuses espèces d’oiseaux, et surtout les flamants roses.

Ce sont 60 hectares dédiés à la découverte des environnements de Camargue avec de nombreux observatoires qui permettent d’approcher les oiseaux de très près. Ces paysages furent remaniés et sont entretenus grâce aux canaux qui permettent le contrôle des niveaux d’eau et pour que le site reste attractif pour les oiseaux qui trouveront des conditions idéales toute l’année.

L’oeil jaunedu flamant rose

Ce système de réseau d’eau est donc contrôlé par un système d’irrigation construit au cours des siècles, avec l’eau douce qui s’écoule depuis le Nord vers les cultures ou plus au Sud les marais qui sont la zone de transition avant de rejoindre les zones salées. Cet aménagement du territoire va s’agrandir au cours de l’histoire, avec la construction des digues et canaux qui sont utilisés et pour l’agriculture et pour les salins.

De plus, le reboisement, de certaines parties, participe à la venue d’autres oiseaux. Afin d’analyser la fluctuation des populations et les itinéraires de migration, les oiseaux sont bagués et répertoriés au sein de la Réserve.

La création du Parc Régional en 1970 permettra de conserver les espaces naturels du delta, cette zone de transition marécageuse qui est une halte migratoire pour plus de 150 000 oiseaux, de plus, des colonies de flamants roses ou de grues cendrées y sont installées toute l’année. On y trouve également des cistudes, tortues d’eau douce, des ragondins et de nombreux moustiques !

En octobre, j’ai pu observer les flamants roses qui sont les vedettes de ce parc et cachés entre les arbres, une jeune cigogne plus timide et plus loin un héron cendré.

Les passereaux se cachent dans les roselières ou dans les bois de fer. Je découvre des arbustes en fleurs comme le Baccharis à feuilles d’arroche, plante invasive des zones humides. Mais aussi de fleurs dans les Sansouires (zones humide et salées), des inules Jaunes ou fausse-cistes et beaucoup de salicornes qui sont roses avec ce début d’automne.

Puis je dérange une aigrette garzette qui prend son envol à côté de moi. Au prochain observatoire, je découvre des sarcelles, petit canard dont on reconnait les mâles colorés.

Envol de l’aigrette garzette

Puis dans les zones marécageuses, de nombreux limicoles cherchent leur nourriture, avec entre autres, une avocette élégante, des bécassines, un chevalier

Avec 7km de balade entre les différentes zones de ce parc, je suis restée 4h à observer et contempler les oiseaux. Alors ne pas oublier le pique-nique pour profiter au maximum de ce lieu.

En partant, je croise en bord de route, un faisant, lâché en cette période de chasse !

Eglise defensive de Stes Maries

Je continue ma route pour rejoindre Les Saintes-Maries-de-la-Mer, qui fut bâtie sur les rives du petit Rhône ce qui permettait de rejoindre, par voie d’eau, la ville de Arles dont elle dépend. Le tracé de ce bras de rivière évoluera au cours de l’histoire, avec le déplacement des alluvions.

La ville fut construite au XIe siècle, autour de son église fortifiée, qui sera de nombreuses fois remaniées au cours de l’histoire et elle accueille les reliques des Saintes Maries de Jacobé et de Salomé dans la crypte.

 Au 1e siècle, les trois Maries auraient trouvées refuge en Camargue. Selon la tradition, elles sont mentionnées comme les disciples de Jésus et ce sont les trois femmes au pied de la croix lors de la crucifixion.  Seules Jacobé et Salomé seraient restées jusqu’à la fin de leur vie en Camargue avec « Sara la noire » qui était leur servante. Quant à Marie Madeleine, elle se retira dans le massif de Sainte Baume.

Aujourd’hui, cette petite ville accueille de nombreux pèlerinages toute l’année. Le plus important est celui de Sara la Vierge Noire, qui est vénérée par la communauté gitane de toute l’Europe et dont elle est la Sainte patronne depuis le XIXe siècle. Ils sont plus de 10 000 personnes à se déplacer pour cet évènement du 24 mai.

Sara la Noire

Ville très touristique, elle a toujours attiré de nombreux artistes, mais aussi tous les citadins de la région qui viennent profiter des plages et déguster les produits de la mer sur les terrasses ensoleillées !

Cette journée permet une immersion complète dans les paysages de Camargue aussi bien paysager que architecturaux et pour finir la journée, un coucher de soleil sur les plages de Port Camargue s’impose !

sunset sur la mediterranee

N’hésitez pas à passer quelques jours en Camargue, pour découvrir Le Grau du Roi et Port Camargue, ou d’autres balades autour de Fonquevaux et visiter l’Abbaye de Saint Gilles, d’Aigues-Mortes et l’Espiguette et de profiter des grandes étendues de sables blancs ou le long des marais et merci pour la lecture de mon blog !

Texte et photos ©COQ Catherine

l’aube sur les marais de Camargue

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