Randonnée itinérante de 6 jours en Lozère, Le Tour du Causse Méjean – PART 2

belvedere sur la Lozere

Pour le début de ces 6 jours sur le Causse Méjean, suivez le lien

Jour 3 : La Cave, belvédère sur les gorges du Tarn, les villages Rieisse, Montignac et nuit avant Le Mas de Saint-Chély-20km

Ce réveil fut le plus humide et je sais qu’il est déconseillé de dormir au bord de l’eau ! Je découvre le hameau de La Cave, mais je ne veux pas m’attarder au village des Vignes, car une montée de 500 mètres de dénivelé m’attend et je veux profiter de l’ombre de la matinée. Au hameau de Saint-Préjet, je croise un figuier dont les fruits mûrs feront mon petit-déjeuner.

Une belle montée régulière me permet d’atteindre le plateau du Causse Méjean et je profite de l’odeur des fleurs d’Helichryse avec l’arrivée du soleil. En arrivant sur les hauteurs, je dérange un vautour qui prendra son envol à quelques mètres de moi. Mon impression sur ces oiseaux commence à changer en les voyant évoluer dans leur milieu naturel et ce n’est plus des groupes de 20 ou 30 individus qui viennent dévorer le cadavre d’une brebis tuée par le loup comme chez moi dans les Alpes !

J’arrive au hameau de La Caxe et un robinet est mis à disposition afin de refaire le plein, quel bonheur ! Autour de moi, les maisons sont parfaitement restaurées et je trouverais du plaisir dans la découverte des villages pour le reste de la journée. Une petite pause dans les champs me permettra de faire sécher mon duvet au soleil ainsi qu’une bonne partie du contenu de mon sac à dos…

Une fois au village de Rieisse, une table de pique-nique ombragée m’accueille avec un nouveau point d’eau, au pied d’une croix de chemin en fer forgée. Par curiosité je fais le détour pour le belvédère du Roc de Serre sur les gorges du Tarn. Ce n’est pas un incontournable lorsque l’on fait le GR du Tour du Causse Méjean, qui nous permet d’avoir des belvédères plus spectaculaires. Je traverse le village alors que les anciens se cachent et je trébuche….

Puis je dois grimper sur un escabeau pour traverser la clôture, pas simple avec un sac un peu lourd ! Plus loin, je découvre un pin musical dont des pierres plates accrochées aux branches s’entrechoquent avec le vent. Et un autre belvédère sur le canyon et le village de La Malène m’attend.

belvedere sur les gorges du Tarn

S’ensuit une descente sur le hameau du Rouveret, magnifiquement restauré ! En sortant du village, je traverse une haie de mûres avant de rejoindre les prochains villages et les nombreuses croix de chemin. Chaque village met un point d’eau à disposition, ce qui est rare dans la région !

Je m’arrête avant le village du Mas de Saint-Chély pour installer mon bivouac face au coucher du soleil. Je n’ai croisé aucun randonneur ni promeneur aujourd’hui.

Jour 4 : Le Mas de Saint-Chély, Hauts plateaux et belvédères sur le Tarn, Col de Pierre Plate – Florac – 22km

J’ai rêvé d’un petit café en terrasse, mais ce n’est pas encore pour ce matin ! Je fais le plein d’eau dans le village avant de traverser une partie du parcours assez désertique, longue et monotone… Je médite sur le désir et le plaisir tant attendu ! « Le plaisir ! Après des heures sur les hauts plateaux semi-désertique, quelle est la notion de plaisir!!!! Plus il est désiré, plus il sera intense!!! »

Je croise quelques maisons et je fais le plein de prunes tombées au sol ! Je manque d’eau et quelque fois le bruit du vent dans les feuilles des arbres, me fait penser au bruit d’un cour d’eau me laissant espérer un bain de pied et un rafraîchissement !

Je croise quelques maisons et je fais le plein de prunes tombées au sol  ou j’entre dans les jardins pour trouver de l’eau! Je manque d’eau et quelque fois le bruit du vent dans les feuilles des arbres, me fait penser au bruit d’un cour d’eau me laissant espérer un bain de pied et un rafraîchissement !

Les Steppes du Causse Mejean

Et en fin de journée, la ferme tant attendue ne fait plus d’accueil et interdit même aux piétons d’approcher le domaine ! Je croise la route au col de pierre plate et je fais du stop pour rejoindre la petite ville de Florac, ce qui me permettra de faire quelques courses, de prendre une douche et de reprendre des forces avec un bon repas et une nuit dans un vrai lit !

Florac est une étape charmante du GR70 (Chemin de Stevenson) et je rencontre d’autres randonneurs au gîte d’étape « La Carline », où Mme Lagrave nous réserve un accueil chaleureux !

Jour 5 : Florac, le sommet du Causse, Veygallier, Nimes-le-Vieux et nuit à l’Hom – 27,5km

Florac, c’est le plaisir d’une étape réconfortante, qui me permet de repartir avec un moral au top ! un coup de stop me permet de retrouver le GR abandonné la veille et de reprendre mon chemin.

Ce matin, la vue panoramique est fantastique, allant du Causse de Sauveterre, aux Monts Lozère et aux Cévennes ainsi que sur toute cette partie du Causse Méjean avec son sommet désertique, le Mont Gargot qui culmine à 1247m. Une petite brume traine au fond des vallées, donnant plus de profondeurs aux reliefs.

Je suis au-dessus des falaises calcaires qui dominent Florac et je peux observer ça et la des vautours qui attendent que l’air chauffe au soleil ce qui créait les thermiques et ils faciliteront le vol de ces immenses oiseaux.

belvedere sur Florac et la Lozere

Je retrouve les grandes étendues de steppes à perte de vue et je ramasse quelques fossiles directement sur le chemin qui se déroule devant moi sur des kilomètres. Puis je traverse une étrange forêt où une mauvaise manipulation efface toutes les photos de la matinée et je continue par faire un tour complet et inutile de la forêt !

J’arrive au hameau de Cros-Garnon avec sa grande église et de grandes étendues cultivées que je vais longer sur quelques kilomètres et qui me paraitront très long avec la lourdeur précédant l’orage… c’est un lieu idéal pour des fermes d’élevage de chevaux. Il y en a un qui s’intéresse à moi et c’est surement pour les prunes que j’ai dans la poche de mon pantalon !

Je passe un petit col au pied du Gargo, croise un Patou et son troupeau en même temps que j’enfile ma cape de pluie rouge et je continue seule au cœur des steppes isolées. Les Carlines se sont refermées avec la pluie qui heureusement ne durera pas très longtemps et laissera de belles lumières avec des arcs en ciel.

Je retrouve le soleil en arrivant sur le hameau de Villeneuve avec les premières formations de Nîmes-Le-Vieux, remarquable champs ruiniformes qui s’étend sur plusieurs kilomètres. C’est le miracle du retour à la civilisation, aux villageois, aux moutons dans un décors idyllique de bord de plateau qui me rappelle le village du Petit-Monténégro (Mala Crna Gora) !

Je peux faire enfin le plein d’eau car il me reste environ 2 kilomètres avant de rejoindre le hameau de l’Hom et les Chambres d’Hôte de Mme Turc. Les lumières de fin de journée donnent un aspect encore plus féerique à ce lieux remarquable, où les maisons se confondent avec les roches.

Nimes Le Vieux

Mme Turc me propose de m’installer derrière son gîte, car tout est plein et je peux déguster quelques spécialités du pays dans son restaurant tout en profitant d’être au cœur des ruiniformes avec une vue époustouflante sur le plateau.

Jour 6 : l’Hom, Nimes-Le-Vieux, Meyrueis – 12km

Je profite d’un lever du jour intensément beau et c’est ma dernière étape pour ce parcours de 6 jours sur le Causse Méjean.

Je déambule entre les formations de Nîmes-Le-Vieux, et je croise quelques animaux directement sortis de mon imagination et qui me racontent l’histoire de la vie.

Les derniers kilomètres sur le plateau me paraissent long et il fait particulièrement chaud aujourd’hui. En bord de falaise, je découvre un lieu réservé à la réintroduction des gypaètes, les gardiens du Parc National sont là et nous allons assister aux passages de ces rapaces, derniers de la chaine alimentaire car ils se nourrissent seulement des os.

C’est aussi un dernier pique-nique sur le plateau, face aux sources de la Jonte et au col de Perjuret, point le plus haut qui permet de rejoindre le reste des Cévennes et le Mont Aigoual. Qui se devine sur l’horizon.

Lorsque Meyrueis est en vue, je rêve déjà du plaisir de manger une glace en terrasse, puis de me baigner dans les eaux claires du Tarn.

C’est un nouveau défi qui se termine, après les 9 jours sur le GR54 tour du Massif des Ecrins et je rêve déjà d’un prochain itinéraire sauvage et propice à la méditation. Il faut dire que le Tour du Causse Méjean n’est pas vraiment pratiqué car il est préférable d’être en autonomie et je n’ai rencontré personne sur mon itinéraire. J’ai juste croiser d’autres randonneurs sur le Chemin de Saint Guilhem, sur le GR6 et sur le Chemin de Stevenson.

N’hésitez pas à passer quelques jours dans les Cévennes pour découvrir d’autre balades et randonnées et merci pour la lecture de mon blog !

Texte et photos ©COQ Catherine

Belvedere sur le Causse Mejean et les gorges du Tarn

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