Randonnée : le Tour du Massif des Ecrins en 9 jours par le GR54, seule, en autonomie et « à la belle étoile »

Depart du GR54, face a la Grave – La Meije

Habitant sur le GR qui fait le tour de l’Oisans et des Ecrins, il m’a paru évident de partir découvrir l’un des 3 sentiers de Grande Randonnée dans les Alpes françaises (avec le Tour du Mont Blanc et celui de la Vannoise). Situé plus au sud que les précédents, ce trek est le plus plus difficile et le plus sauvage des trois parcours et il alterne entre le département des Hautes-Alpes et celui de l’Isère. L’itinéraire choisi ne descendra guère sous les 1000 mètres d’altitude et son point culminant est au Col de L’Aup Martin à 2761 mètres. Ayant choisi l’option de dormir en bivouac à la belle étoile, la plus grande partie des nuitées étaient au-dessus de 2000 mètres d’altitude.

Je suis restée 9 jours sur ces magnifiques chemins pour un total d’environ 10 500 mètres de dénivelé et plus ou moins 160 km dont certaines portions encore très sauvages nous obligent à être en autonomie presque complète.

C’est donc depuis le village du Chazelet qui est à 1800 mètres d’altitude, sur la commune de La Grave dans les Hautes Alpes que je suis partie à pied en cette fin juillet, afin de découvrir et de contourner tous les plus grands sommets du Parc National des Ecrins.

Les temps proposés pour les journées de randonnée sont plutôt longs, mais j’étais un peu trop chargée car je suis partie pour réaliser ce parcours en autonomie presque complète et j’ai passé la majorité des nuits à la belle étoile. J’ai donc pu complètement adaptée les étapes selon ma forme et mes envies de chaque jour et j’ai pu profiter de la grandeur des paysages avec une immersion totale dans la belle nature du Parc National des Ecrins

derniere etape sur le Plateau d’Emparis, en face la Meije

Voici un descriptif de ce parcours, jour par jour illustrés de mes plus belles photos et je vous invite à découvrir mes impressions sur YouTube :

Impressions du dernier soir au Plateau d’Emparis

Time lapse des préparatifs du matin au Lac Noir, face au massif de la Meije

Jour 1 : Le Chazelet 1800m – La Grave 1450m – Refuge Chamoissière à l’Alpe de Villar d’Arène 2100m, d’environ 5 heures de marche pour -450/+750 mètres de dénivelé.

L’eglise de la grave, em face La Meje

Départ donc en ce jeudi matin pour le Refuge de Chamoissière au plan de l’Alpe de Villar d’Arène ou j’ai rendez-vous avec mon amie d’enfance Anaïka qui est elle aussi sur le chemin avec son mari. Je débute avec la petite descente pour La Grave située à 1450 mètres d’altitude puis par une montée lente et progressive d’abord pour Villar d’Arène, puis quelques Km sont sur le plat le long de la Romanche et enfin une dernière montée jusqu’au refuge. Je retrouve quelques magnifiques fleurs de saison (des épilobes, du millepertuis, des petites gentianes, des grandes astrances, des orchis), ainsi qu’un trèfle à quatre feuilles qui me portera bonheur pour ce trek.

 Cette première partie de l’itinéraire, m’est très connue car j’ai travaillé pour le grand refuge de l’Alpe de Villar D’Arène il y a environ 25 ans et cette section est plutôt idéale pour une première mise en jambe avec le poids d’un sac avec tout l’équipement qui me permettra de vivre quelques jours en autonomie dans ces montagnes où il fait encore très frais la nuit en altitude.

Sylvie et Seb m’accueillent chaleureusement au refuge de Chamoissière et je peux profiter d’une bière des Alpes avec les derniers rayons de soleil de cette magnifique journée. Pour le diner, il sera au refuge que je vous recommande tout particulièrement, aussi bien pour son ambiance confortable que pour ses hôtes qui vous accueillent « comme à la maison » !

Jour 2 : Refuge Chamoissière 2100m – Col d’Arsine 2350m – Monêtier-les-Bains 1500m – Col des Grangettes 2684m – Lac de l’Eychauda 2515m, environ 9h30 de marche pour -1050/+1440m de dénivelé.

Il fait gris ce matin, et je débute par la montée pour le col D’Arsine. Je vous conseille la variante pour aller au Lac glaciaire D’Arsine depuis le col en Aller/retour. Ce détour d’un peu plus d’une heure vous permettra de découvrir le panorama sur la Montagne des Agneaux dont les glaciers se terminent dans les eaux du lac !

Je continue par la belle descente pour le village du Casset ou je fais une pause dans le restaurant Chez Finette, ce qui me permettra de trouver l’Energie de monter jusqu’au col des Grangettes pour redescendre sur le lac de l’Eychauda. Cette variante sur le GR m’a été suggérée par un ami pour éviter les pistes de ski de Serre Chevalier. Il faut toutefois faire attention sur la dernière partie de la montée au col qui est raide et aérienne avec des petits cailloux qui roulent et des câbles sont en place pour sécuriser la fin du parcours ! L’arrivée au col est grandiose, c’est la fin de journée et il n’y a personne sur cet itinéraire. Il est 8h lorsque je descends sur le lac et Franck et son fils sont les seuls campeurs sur le site et ils m’accueillent avec une petite soupe réconfortante !

La soirée est fraiche, à peine 5 degrés, avec de belles rafales de vent et j’ai dormi complétement emmitouflée dans mon duvet pour un sommeil réparateur !

La soirée est fraiche, à peine 5 degrés, avec de belles rafales de vent et j’ai dormi complétement emmitouflée dans mon duvet pour un sommeil réparateur !

Lac de l’Eychauda

Jour 3 : Lac de l’Eychauda 2515m – Vallouise 1166m – Entre les Aigues 1600m – Chanteloube torrent de la Selle 2050m, environ 8h de marche pour -1620/+1180m de dénivelé.

Bivouac dans la montee pour le Col de l’Aup Martin

Magnifique levé de soleil sur le Dôme de Monêtier-les-Bains et donnant de reflets turquoise au Lac de l’Eychauda. J’adore le calme des petits matins en montagne, avant que les nombreux randonneurs prennent d’assaut ces lieux majestueux et comblent le silence de leurs cris !

La descente se fait dans le magnifique Vallon de Chambran et je croise de nombreux randonneurs partis à la découverte de ce lac situé à plus de 2500 mètres d’altitude !

Depuis la veille, je n’ai presque plus de batterie pour mon téléphone et je réalise l’importance de trouver un chargeur solaire à la prochaine étape, car passer le Col des Grangettes, seule et juste avant la tombée de la nuit me font prendre conscience qu’il est préférable d’avoir de quoi appeler les secours si besoin !

Après le chalet de Chambran, la descente est pénible avec une partie sur la route asphaltée ! Je m’égare et arrive enfin sur Pelvoux pour une pause au magasin de sport. La patronne a entendu parler de moi par son cousin que j’ai rencontré sur les chemins, pas de chargeur solaire, je continue donc pour Vallouise et je déjeune au restaurant Les Vallois où je peux laisser mon sac le temps de faire mes courses et de trouver un chargeur solaire au petit magasin de sport.

Je repars de Vallouise avec des victuailles pour quelques jours et je choisi de faire du stop sur la route afin d’épargner mes pieds qui ont souffert le matin même…. Arrivée à Entre les Aigues, je reprends la montée à pied, le long du torrent de la Selle. Plus loin, une vasque dans la rivière m’appelle pour une douche rafraichissante et revigorante qui me permettra de marcher quelques heures de plus afin de trouver une belle pelouse alpine pour ma nuit à la belle étoile au pied du pic de Bon Voisin et très loin du berger avec ses chiens gardiens de troupeaux. Coucher de soleil sur les Bans….. La suite

A suivre….

Texte et photos ©COQ Catherine

Couche de soleil sur les Bans
Mes partenaires, avec Bestard

5 commentaires sur “Randonnée : le Tour du Massif des Ecrins en 9 jours par le GR54, seule, en autonomie et « à la belle étoile »

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